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L'auberge Faadin Kunda Notre projet ...
  La Casamance, grenier du Sénégal… La Casamance est la région située à l’extrême sud du Sénégal. Elle se situe entre la Guinée-Bissau et la Gambie (pays enclavé à l’intérieur du Sénégal). Elle est délimitée à l’Est par le fleuve Gambie et à l’Ouest par l’océan Atlantique avec 86 Km de côtes. Le fleuve qui lui a donné son nom irrigue la région sur plus de 300 Km. La densité du réseau hydrographique, la douceur du climat, l’abondance des pluies et la fertilité des terres font depuis toujours de la Casamance : le grenier du Sénégal. L’économie régionale repose essentiellement sur la culture du riz, du mil, de l'arachide, du maïs, du sorgho et du niébé. La région produit aussi beaucoup de fruits, la mangue est la plus cultivée, et sur les marchés l'on trouve oranges, mandarines, pamplemousses, bananes... Suite à un conflit intérieur subit par cette région pendant près de vingt ans c’est l’heure de la reconstruction. Depuis l’accord de paix signé entre les rebelles et le gouvernement le 31 décembre 2004, la population, dont 2/3 a moins de 25 ans, exprime fermement son intention de restituer sa place à la Casamance : autrefois première région commerciale et touristique du pays. Véritable espoir d’une paix durable, cette reconstruction est en marche mais souffre de gros manques de moyens matériels et financiers. L’agriculture et le tourisme représentent les piliers de cet espoir de croissance et de stabilité économique. Une auberge solidaire pour qui, pour quoi ? Consciente des richesses naturelles et culturelles de cette région, touchée par cette volonté de paix mise à mal par la dureté des réalités économiques et politiques du pays, impressionnée par un grand nombre de savoir-faire inexploités, j'ai souhaité m’investir dans la création d’une auberge solidaire au village de Diannah. Construite, gérée et animée par une équipe mixte (franco-sénégalaise), elle sera un lieu de découverte de la région et de sa population basé sur l’échange et le partage. Réaliste, mais animée par certains principes, je reste persuadée que la rencontre de l’Autre, véritable enrichissement réciproque, est primordial et doit plus que jamais être favorisée. Cette conviction est renforcée par le constat d’une société actuelle où l’étranger reste source de peur et où le fossé entre les populations Nord-Sud continu à se creuser. Déjà propriétaire d’un terrain en brousse situé à 500 mètres de la plage, l’idée est d’y créer un espace d’accueil, un lieu de vie et d’ouverture d’esprit permettant aux voyageurs de découvrir la Casamance en séjournant « utile et autrement ». Leur donner la possibilité de séjourner dans cette région aux multiples atouts qui font d’elle bien plus qu’une simple destination soleil. Les inciter au respect du lieu et de ses habitants en favorisant leur rencontre avec la population, la culture régionale et le mode de vie traditionnel tout en participant au développement local du village. Proposer aux voyageurs d’oublier leurs habitudes et de s’immerger totalement dans la vie locale. Leur fournir hébergement et restauration traditionnels dans un cadre naturel, leur proposer randonnées et excursions « découverte » et leur offrir de vrais moments d’échange, d’écoute et de partage entre eux et avec les villageois lors de soirées « palabres » et percussions, en participant à des chantiers solidaires et aux stages proposés par les artistes et artisans locaux. L’équipe : Dans ce projet je suis associée à mon mari, Mamadou FOFANA dit Pa, 27 ans, sénégalais, maître d’œuvre du projet sur place, maître percussionniste, professeur de musique et de danse.
Pa Fofana (mon mari). L’hébergement : Le campement Faadin’Kunda disposera de plusieurs cases construites dans le style et le décor traditionnel. Deux cases de 2 chambres doubles avec terrasse, 2 cases « individuelles » comprenant 1 chambre double, pour une capacité d’accueil totale de 12 personnes.
 Notre première case
Toutes nos chambres seront pourvues d’une literie confortable (draps et serviettes fournis), d’un système de ventilation solaire, de couvertures, de moustiquaires imprégnées et de meubles de rangement. Eclairage solaire et lampes à pétrole. Les sanitaires, situés à l’extérieur au sein du jardin tropical seront constitués comme suit : - Un coin douche (seau et calebasse). - Un coin « toilettes africaines » - Un espace « lavabos ». Le puits : Notre puits sera équipé d’une pompe solaire.
La restauration : La cuisine située à l’extérieur du bâtiment sera un espace commun où les plats seront préparés à base de produits frais (fruits, légumes, poissons), achetés dans les boutiques locales, sur les marchés (proximité du marché et du village de pêcheurs de Kafountine), ou chez les producteurs voisins. La construction d’un four à pain nous permettra de le confectionner sur place. Un frigo à gaz permettra la conservation des denrées périssables. Les repas seront pris au ensemble sous la case prévue à cet effet. Par la création d’un jardin maraîcher et fruitier attenant à l’auberge, Faadin’Kunda souhaite, à terme fonctionner en partie en autoconsommation et s’assurer un revenu supplémentaire par la vente de produits transformés (confitures, fruits et légumes séchés). La présence d’un poulailler nous permettra d’être approvisionné en œufs et volaille.  La cuisine. Auberge et solidarité : Exigences fondatrices du projet, la solidarité et le partage équitable des retombées économiques sont primordiales, c’est pourquoi Faadin’Kunda offrira une juste rémunération aux différents prestataires du projet et affectera un pourcentage de ces recettes au financement d’actions de développement local, d’information et de sensibilisation inscrites dans la durée : - Réfection et aménagement des salles de classes du village.
- Session d’alphabétisation en langue française.
- Dons de moustiquaires imprégnées (lutte antipaludisme).
- Ouverture d’une bibliothèque (autogestion villageoise).
- Soirées palabres/débats, animations, information et sensibilisation sur des thèmes variés : la gestion des naissances, les relations Afrique/Occident, la gestion des déchets, l’utilisation des produits chimiques en agriculture, les dangers et nuisances du développement touristique (tourisme sexuel, dégâts écologiques, précarisation de la vie locale, perte d’identité culturelle).
Pendant leur séjour, les personnes qui le souhaitent pourront apporter leur savoir-faire (menuiserie, maçonnerie, peinture, couture, animation…) afin de participer directement à ces actions de développement local (chantiers solidaires). L’association Faadin’Kunda dont le siège social est basé à Pouézoc'h (29, France), à pour but la sensibilisation et la promotion du tourisme solidaire et le soutien à la création et au développement de cette auberge. Aide au développement local et communication autour du projet sont les principales démarches de cette association qui compte aujourd’hui 23 membres. C’est dans ce but qu’elle prépare un film présentant le projet et prévoit de participer à différents marchés, expositions et salons : présentation du projet, vente de produits artisanaux, et d’organiser des évènements thématiques afin de récolter des fonds : soirées échanges culturels, stages de musique et de danse africaine. Les actions de Faadin Kunda, l’association : - Novembre 2006 prochain, 2 membres de l’association animeront un atelier citoyen organisé par Ti An Oll. Projection de films dans les écoles et discussions avec les élèves sur le thème de « L’Enfance en Afrique ».
- Décembre 2006 : participation à des marchés de Noël de la région Morlaisienne.
- Réalisation d’un court métrage sur le projet et l’auberge Faadin Kunda.
- Soutien bénévole à plusieurs associations.
- 23 Juin 2007 : organisation de la première édition d’African’Riboul à Botsorhel, 800 participants, évènement festif, demi-journée et soirée sur le thème de l’échange culturel Bretagne/Afrique.
- Participation à la manifestation « 500 vélos pour le Niger » le 15 septembre 2007.
  African'Riboul, 1ère édition le 23 juin 2007
Les actions à venir : - Participation au marché de Noël 2007 de Ti An Oll.
- Co organisation de la soirée du 29 décembre au Bacardi avec l’association Chrysalide Krew.
Les projets : - Création d'un jardin communautaire pour les mamans du village de Diannah en Casamance, au Sénégal.
Les activités proposées à l'auberge : Entourée d’un jardin tropical, l’auberge située tout près d’une plage de sable fin offre calme, repos et la possibilité de participer à diverses activités : - Pêche en pirogue à la traîne ou à la palangrotte dans les bolongs (innombrables marigots et bras de mer formant l’estuaire du fleuve Casamance couvrant 62 % de la superficie de la région) : barracuda, carangue, capitaine, carpe rouge, jaune ou noire, …
- Tarif de location d'une pirogue : entre 50 et 75 €/jour (4 ou 5 pêcheurs).
  Retour de pêche - Stages d’initiation ou de perfectionnement à la percussion : djembé,doum-doum, serruba...
- Tarif : 7 € / 2 heures.
Cours de percussion - Balades à pieds ou en vélo (location de VTT) au village, en brousse ou le long de la plage.
  A 500 m, la plage. - Visite de l’île aux oiseaux (réserve ornithologique s’étendant 16 ha) et du village traditionnel de Kassel : promenade en pirogue dans la mangrove, observation de nombreuses espèces d’oiseaux : pélicans, hérons, aigles pêcheurs, aigrettes, martins pêcheurs, spatules, sternes royales…

Balade en pirogue dans l’île aux oiseaux.Kassel. - Excursions : visite de la ville de Ziguinchor, et de villages traditionnels : bois sacré, marchés alimentaires et artisanaux, visites d’Oussouye, Mlomp, Cap Skirring et des îles Carabanes.
 Le marché de Bignona, le bois sacré d’Abéné.
- Soirées musicales danses et percussions, soirées palabres.

Tarif de l'auberge : 22 € par personne et par jour en pension complète. Comment s’y rendre ? France → Sénégal : Pour rejoindre la Casamance il faut d’abord passer par Dakar. L’aéroport de la capitale du Sénégal est desservi quotidiennement par de nombreuses compagnies aériennes en provenance de Paris et des principales villes de France : Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Brest (de fin décembre à mi-avril). Durée du vol : 5 heures. Coût : entre 600 et 800 €. Dakar → Casamance : En avion : La Casamance possède 2 aéroports, l’un à Ziguinchor, l’autre à Cap Skirring desservis plusieurs fois par jour depuis Dakar par la compagnie Air Sénégal International. Durée du vol : 45 minutes. Coût : entre 130 € et 175 € /AR. En bateau : Le Wilis assure la liaison maritime Dakar-Ziguinchor deux fois par semaine. Durée du voyage : 15h00. Coût : de 47,20 € à 86,90 € AR. Dakar-Ziguinchor : Départs le mardi et le vendredi à 20h00, embarquement de 15h00 à 19h00. Ziguinchor-Dakar : Départs le jeudi et le dimanche à 15h00, embarquement de 11h00 à 14h00. Par la route : En taxi brousse, par la Transgambienne via Kaolack et Bignona. Traversée de la Gambie au bac de Farafenni (1 bac toutes les 45 minutes). Départs quotidiens de Dakar et Ziguinchor de préférence entre 7h00 et 8h00 du matin. Durée du voyage : 10 à 16 heures selon l’attente au bac (attente parfois très longue…). Coût : 23 € AR. Rejoindre Faadin’Kunda : A la demande, un membre de l’équipe de Faadin’Kunda accueillera la clientèle à son arrivée à Ziguinchor ou Cap Skirring afin d’assurer son transfert vers l’auberge (village de Diannah). Durée du voyage : 2h00. Coût : 35 € par personne (tarif dégressif suivant le nombre de passagers).   Le projet en chiffres : Budget d’investissement de démarrage : Certains travaux sont déjà terminés (clôture, puits, plantations), d’autres sont actuellement en cours (fabrication des matériaux pour la construction des bâtiments). | BESOINS | RESSOURCES | | Achat du terrain | 4600 € | Apport personnel | 12500 € | | Travaux et agencement : |
| Prix Défi Jeunes | 3100 € | | Clôture | 1000 € | Autres subventions | 2800 € | | Creusement du puits | 1500 € |
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| | Construction des bâtiments | 8500 € |
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| | Matériel (équipements solaires) et outillage | 4500 € |
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| | Mobilier | 3500 € |
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| | VTT | 500 € |
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| | Véhicule professionnel | 3500 € |
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| | TOTAL BESOINS | 27 600 € | TOTAL RESSOURCES déjà versées | 18 400 € | | Reste à financer 9 200€ | Les différentes phases du projet : - Travaux déjà effectués : - Débroussaillage, dessouchage et clôture de la parcelle. - Creusement du puits. - Plantation de fruitiers. - Création d’une association de promotion du tourisme solidaire, de soutien à la création de l’auberge et aux projets de développement local. - Construction des toilettes et de la douche. - Taille de certains palmiers. - Choix du type de construction, étude et acceptation du devis du maçon. - Fabrication des briques en ciment et préparation du terrain en vue de la construction des bâtiments. - Construction de la première case (2 chambres doubles). - Construction de la cuisine. - Travaux en cours : - Recherche de partenaires et de moyens financiers, rédaction du document de présentation du projet et du budget prévisionnel. - Construction de la deuxième case (2 chambres doubles). Calendrier des travaux à venir : | | | | | De novembre 2006 à mi-octobre 2007 | Recherches de financements en cours : - Candidature aux concours : - Déclic jeune, organisé par la Fondation de France. - Initiatives Solidaires, organisé par le Ouest-France. - Bourse de la Vocation, organisée par la Fondation Marcel Bleustein-Blanchet. - Chèque projet, organisé par la Région Bretagne. - Fond d’Aide à l’Initiative des Jeunes, organisé par le Conseil Général du Finistère. - Mécénats d’entreprise / parrainages : Possibilité de déduction fiscale. - Actions de l’association Faadin’Kunda : - Décembre 2006 : participation à des marchés de Noël de la région Morlaisienne. - 23 Juin 2007 : organisation de la première édition d’Afrikaine’Riboul à Botsorhel, évènement festif, demi-journée et soirée sur le thème de l’échange culturel Bretagne/Afrique. La communication : Plusieurs médias sont utilisés afin de faire connaître l’auberge : - Mise en ligne d’un site Internet. Des pages sont d’ores et déjà consultables à l’adresse suivante : http://faadinkunda.fr.tc - Encarts sur des sites Internet spécialisés dans le tourisme au Sénégal et en Casamance. - Articles de journaux, radios locales. - Bouche à oreille. - Diffusion de brochures, d’affiches et cartes de visite dans les associations de solidarité internationale, les agences de voyages spécialisées et des lieux ciblés sur place (aéroport de Ziguinchor, bars/restaurants, pôles culturels, proposition de séjours « brousse » dans certains centres d’hébergement existants à Ziguinchor et Cap Skirring…). - Actions réalisées par l’association Française Faadin’Kunda + présence lors de salons, conférences, expositions, etc… - Un partenariat est mis en place avec une structure d’hébergement similaire située à l’intérieur de la région et qui souhaite développer des séjours sur le littoral. |